Historique de l’irrigation

3 000 ans avant J.C. les égyptiens témoignent des premiers lavements dans le papyrus Ebers.

Hippocrate (460-377 avant J.C.) décrit la manière de faire des lavages du côlon et indique quelles sortes de plantes y rajouter en fonction des types de pathologie.

Au Moyen âge, la cigogne est devenue le symbole de la médecine, (car elle se fait des lavements) symbole qui se retrouve au fronton des anciens hôpitaux.

Au début du XXe siècle, en Allemagne, le premier appareil d’irrigation du côlon est installé. Dans les années 1930, à l’hôpital Beaujon, un appareil est utilisé dans les services de gastro entérologie, mais cet hôpital est détruit pendant la guerre et l’irrigation du côlon tombe dans les oubliettes…

Qu’est ce que l’irrigation du côlon ?

C’est une sorte de grand lavement… version moderne.

Une canule stérile à usage unique est introduite dans le rectum pour acheminer de l’eau à température (de 37° environ).

Cette canule est reliée à une machine (aux normes de sécurité CE et ISO) qui ajuste :

  • Température,
  • Pression,
  • Débit d’eau utilisé.

Lors du déroulement de la séance, des massages doux sont effectués. Ils sont impératifs afin de décoller les matières incrustées et ainsi faciliter leur élimination.

Déroulement d’une séance

Votre premier rendez-vous commence par un entretien minutieux sur vos antécédents médicaux et chirurgicaux, il est indispensable de bien nous connaitre avant ce soin.

Après être allée aux toilettes, la personne s’allonge sur une table, recouverte d’une serviette, la canule, stérile et à usage unique, lubrifiée par une pommade, est introduite dans le rectum.

La séance commence pour une durée moyenne de 40 minutes pour la première fois, ce temps pouvant aller jusqu’à une heure lors des séances suivantes.

À la fin de la séance, la personne finit tranquillement d’évacuer aux toilettes.

Une boisson chaude (le plus souvent infusion de romarin vous est proposée).

Vous pouvez reprendre vos occupations. Evitez un sport violent et intensif juste après un soin d’irrigation du côlon.

Il est recommandé d’éviter de manger viandes et crudités, boire un alcool fort, les 48 h qui suivent le soin. Un repas léger est préférable.

Pourquoi faire une irrigation du côlon ?

« La mort commence dans le côlon… » dit un proverbe bien connu. C’est dire s’il est important de prendre soin de son côlon, c’est-à-dire, en particulier, de le maintenir propre.

« Un intestin insuffisamment débarrassé est la source de tous les états de malaise, de maladie et d’engourdissement mental. L’état d’infection intestinale est cause des maladies et de troubles cérébraux et génitaux nombreux. Il n’est point d’organe, de partie de l’économie humaine, qui soient à l’abri des méfaits de la constipation. Les maux engendrés par les stagnations intestinales sont variés à l’infini. Ils se manifestent différemment selon le tempérament individuel, la résistance organique et la nature des erreurs commises. »

– Dr Otto Hanish. –

Selon Irons, physiologiste américain, 90% des êtres humains sont atteints de troubles du transit.

« Leur côlon n’est plus un organe d’élimination mais une fosse septique stagnante. »

Le seul endroit où l’on peut voir un côlon normal aujourd’hui, c’est dans un livre d’anatomie.

Toujours d’après Irons, même les personnes qui vont à la selle tous les jours ont un côlon obstrué par des matières fécales durcies et incrustées tout au long des parois.

L’état de notre système d’élimination est vraisemblablement le facteur le plus déterminant pour la qualité de nos assimilations.

Pour Irons, c’est grâce à la propreté du côlon qu’il est possible de rajeunir.

80 à 90% de notre immunité vient de notre côlon, d’où l’importance d’un gros intestin en bon état de fonctionnement.

Pour se nourrir de pensées positives, il faut d’abord rejeter les pensées négatives, les déchets émotionnels qui polluent notre psychisme.

Il en est de même pour notre corps. Il convient de bien le nettoyer avant de le remplir. Si vous avez un verre rempli d’eau sale, il faut le vider pour y placer l’eau pure.

Pourquoi en nettoyant le côlon, on détoxine tout l’organisme ?

Un côlon encrassé est un côlon non efficace d’où un organisme intoxiqué.

Organisme intoxiqué = Pathologies diverses

Pour mieux comprendre, petit rappel de notre anatomie et physiologie.

En nettoyant l’intestin, on réduit le nombre de toxines et toxiques épurées par le foie, lui facilitant son travail par ailleurs ,et ainsi , diminuer le nombre de pathologies, même à distance de l’intestin.

Bénéfices de l’irrigation du côlon

Résoudre l’état d’encombrement du côlon.
Cette désincrustation permet une absorption plus intense des nutriments à travers la paroi et limite la fuite de toxines par voie veineuse et lymphatique.

Décompresser et désengorger les organes limitrophes
(foie, vésicule biliaire, pancréas, organes génitaux) par élimination des stases fécales.

Rééquilibrer la flore intestinale
Par évacuation des surcharges de toxines et de bactéries.

Stimuler le dynamisme intestinal
Par l’action mécanique et thermique de l’eau. Le péristaltisme s’améliore ainsi que le tonus musculaire en cas de côlon atone.

Moduler l’immunité naturelle
En libérant les ganglions lymphatiques et restaurant l’étanchéité de la paroi intestinale.

Stimuler par action réflexe
Les zones de projection du corps sur le côlon.

Grâce à l’irrigation du côlon, cet organe retrouve son fonctionnement optimal, et par conséquence, améliore la santé globale de l’individu.

Pratiqué régulièrement, ce soin est un atout incontestable d’un maintien en bonne santé.

Bien sûr il ne règle pas tous les problèmes à lui seul, et il doit être intégré, dans une démarche de vie alliant alimentation saine, activité physique, bon climat émotionnel autant que possible…

La flore intestinale = MICROBIOTE

La flore intestinale = sa nouvelle appellation est le MICROBIOTE

Le microbiote a été reconnu organe à part entière en 2005… pas d’aujourd’hui !!

Beaucoup de gens se posent cette question inquiétante…
« ma flore intestinale va-t-elle être détruite par une irrigation du côlon ?»

Bien sur que non, au contraire cela lui fait le plus grand bien.
Le fait de nettoyer son intestin, de le libérer de tous ces (vieux) déchets permet :
. Une régénération de la muqueuse
. En la débarrassant des bactéries indésirables le microbiote retrouve une microflore de meilleure qualité.
La flore saprophyte (bonnes bactéries) se régénère en quelques heures après, une irrigation du côlon.

Il faut savoir qu’une prise d’antibiotique détruit la flore intestinale pour six mois, en dehors de toute prise de produit pour régénérer cette flore… !!!

La flore intestinale représente 1014 bactéries. C’est à dire 10 fois plus qu’il y a de cellules dans notre propre organisme…
Elle représente un poids de deux kilos environ, ces bactéries constituent la moitié de la masse fécale… !!!!

Vous connaissez la distance Terre / Lune = 384 400 kms

Si toutes les bactéries du microbiote intestinal se donnaient la main… MÊME DISTANCE
Vous ne regarderez plus la Lune de la même façon !!!

500 espèces bactériennes différentes appartiennent à 90 « familles »différentes . Le patrimoine génétique de cette flore représente 10 fois le notre, 400 000 gènes différents

C’est notre véritable « carte d’identité »

On peut avec quelques laboratoires fiables, faire des analyses du microbiote… et même des gènes des bactéries du microbiote… pas encore suffisamment développée et interprétation encore difficile en « médecine de ville ».

ENORMEMENT de recherche à ce niveau, la MEDECINE DE DEMAIN arrive !!!

Intestin premier cerveau du corps ?

Rudolf Steiner écrivait au début du siècle :  » la plus haute activité spirituelle est liée à la perfection du cerveau qui est liée à la perfection de l’activité du gros intestin « .

Voici tout un programme !

Le colon, réservoir de nos émotions des plus récentes aux plus anciennes.

Nous gardons tout dans notre ventre au sens propre , comme au sens figuré , c’est le réceptacle de nos émotions, les peines les tristesses, les déceptions, les non-dits « bouffent » le ventre, tout comme quelquefois et pour certains les joies, et plaisir.

Comme je garde des idées inutiles dans ma tête :

  • je garde des déchets dans mon intestin,
  • je ne sais pas supprimer ce qui me gêne,
  • je m’accroche à certaines choses,
  • je refoule ma spontanéité, mes émotions,
  • je refuse d’abandonner ce qui est terminé,
  • je refuse de regarder l’avenir.

Mes intestins symbolisent le fait de laisser circuler les évènements dans ma vie. En médecine chinoise le méridien d’acupuncture correspondant au gros intestin est appelé le «ministre des transports». Il doit transporter et évacuer dans tous les sens du terme, les déchets, aussi bien alimentaires qu’émotionnels… !

Le fait de nettoyer les intestins, permet de nous débarrasser de ces «émotions encombrantes» ce qui est une aide fort utile dans toutes les démarches psychothérapeutiques.

N’oublions pas que l’intestin c’est aussi 200 millions de neurones, les même cellules nerveuses que dans notre cerveau… A l’heure actuelle, les recherches et études publiées n’en sont qu’au balbutiement, cependant, elles avancent à grand pas.

Bon nombre de gastro-entérologues « soignent » les côlons irritables avec l’arsenal thérapeutique le plus souvent réservé à la neurologie… d’où l’apparition de la « gastro-neuro-entérologie ».

Grâce à l’irrigation du côlon, cet organe retrouve son fonctionnement optimal , et en conséquence, la santé globale de l’individu en est améliorée.

Pratiquer régulièrement, ce soin est un atout incontestable d’un maintien en bonne santé.

L’irrigation du côlon ne règle pas tous les problèmes, ce soin doit être intégré, dans une démarche de vie alliant alimentation saine , activité physique, et bon climat émotionnel autant que possible …

Laissons le mot de la fin au Docteur Edward BACH qui disait lors d’une conférence en février 1931 :

 » la santé est là lorsqu’une parfaite harmonie règne entre l’âme, l’esprit et le corps, et cette harmonie doit être obtenue pour que la guérison puisse intervenir « .

Et si l’irrigation du côlon était une clef du trousseau de notre réussite pour parvenir à cette harmonie …

Préparation à la séance.

Les 48h précédents éviter tout repas copieux.

La veille de votre rendez-vous : il est préférable de consommer des repas légers et surtout d’éviter de manger de la viande (surtout viande rouge), éviter de manger trop de crudités (salade, fruits crus ou légumes crus). Cela pourrait bien entraîner gaz et ballonnements.
Vous pouvez prévoir riz, pâtes, légumes cuits vapeur assaisonner d’huile d’olive et d’huile de colza première pression à froid.

Le jour de votre rendez-vous, vous devez être à jeun de tout aliment solide. Prenez thé, tisane à volonté. Si votre rendez-vous est fixé pour l’après-midi, après 14h et qu’il vous est difficile de rester à jeun, vous pouvez, 4 heures avant l’heure fixée de votre irrigation du côlon manger du riz nature et compote de fruits.

Pour notre première rencontre, prévoyez deux heures de consultation.

Enfin, n’oubliez pas de confirmer notre rendez-vous 48 h ouvrables avant la date fixée. C’est un geste de votre part que nous apprécions. Merci.

Les rendez-vous du lundi, par exemple doivent être confirmés le jeudi, même sur répondeur téléphonique.

Rappel de notre anatomie et physiologie

La digestion est un processus de transformation mécanique et chimique des aliments en nutriments assimilables ou non par l’organisme.

Le devenir d’une tomate de votre assiette jusqu’à la circulation sanguine ??!!!
Cette tomate doit être obligatoirement réduite (action mécanique) en petits morceaux et ensuite imbibées de sucs digestifs (action chimique), pour que ces nutriments puissent traverser la barrière intestinale…

Les aliments sont bien mâchés dans la bouche, grâce aux dents.

Je rappelle que l’estomac, n’a pas de dents il est donc INDISPENSABLE de bien mâcher les aliments, cette étape de la digestion est primordiale.

Les aliments doivent être mastiqués et insalivés (la salive vient des glandes annexes : sous-maxillaires, parotides, sublinguales). L’amylase sécrétée par les glandes salivaires digère en partie les amidons (sucres lents), de plus la salive informe les papilles, le cerveau transmet l’information aux différents organes digestifs de l’arrivée d’aliments permettant la sécrétion des enzymes digestives adéquates.

La digestion est amorcée à ce niveau et se poursuivra tout au long du tube digestif grâce à la sécrétion des enzymes digestives.
Ils continuent leur trajet dans l’œsophage puis dans l’estomac où ils sont brassés, malaxés, imbibés de différents sucs gastriques . Puis ils cheminent vers le duodénum (1ère partie de l’intestin grêle) où ils reçoivent des sucs pancréatiques et la bile (secrétée par le foie et stockée dans la vésicule biliaire). La bile joue un rôle prédominant dans l’émulsification des graisses.

Ils continuent leur chemin vers la deuxième partie de l’intestin grêle où est secrété le suc intestinal riche en enzymes digestives. C’est le lieu principal de la digestion et de l’absorption des nutriments et de l’eau dans le tube digestif. Les cellules de l’intestin grêle sont appelées entérocyte. Leur nourriture (principale) est un acide aminé L.Glutamine.

90% de l’absorption s’effectue dans l’intestin grêle (l’absorption est le passage de la nourriture digérée, du tube digestif au système cardio-vasculaire et au système lymphatique, en vue de la distribution aux cellules).

Toute substance non digérée est cédée au gros intestin.

Le gros intestin, c’est :

Le gros intestin a une longueur qui varie entre 1,50 m et 1,80 m.
Le calibre du côlon diminue du cæcum à l’anus, diamètre de 7 à 8 cm à l’origine du côlon ascendant, 5 cm sur le côlon transverse et de 3 à 5 cm sur le côlon descendant et le côlon sigmoïde.

Une synergie d’environ 150 m²

(L’équivalent d’un cours de tennis)

Dans le gros intestin, la fraction alimentaire non absorbée est condensée par déshydratation : 90% de l’eau qui pénètre dans le côlon est absorbée (environ 1 litre / jour), 100 ml restent dans les fèces.

L’association de mouvements segmentaires + péristaltiques du côlon permet un véritable brassage du contenu colique ce qui facilite sa déshydratation.

Puis la dernière étape de la digestion est effectuée par les bactéries coliques. La fraction alimentaire qui portait, dans l’intestin grêle, le nom de chyme, porte alors, le nom de fèces.

Outre la réabsorption de l’eau, l’autre fonction principale du côlon est d’amener les déchets, éléments non assimilables par l’organisme, vers l’extérieur.

En médecine traditionnelle chinoise le méridien du côlon a pour surnom « le ministre des transports » !!!

Les fèces sont transportées jusqu’au rectum grâce à des mouvements caractéristiques du gros intestin : brassage haustrale ondes péristaltiques, mouvements de masse. Ces derniers poussent les matières fécales dans le côlon sigmoïde et dans le rectum.
La distension de la paroi rectale stimule les mécano-récepteurs qui déclenchent le réflexe de défécation.
Si les fèces ne sont pas expulsées, elles reviennent dans le côlon sigmoïde en attendant que les mouvements de masse suivants stimulent de nouveau les mécano-récepteurs.

Le gros intestin étant un lieu d’échange, le rôle de sa paroi est essentiel.

La muqueuse intestinale est un immense filtre qui représente la seule barrière qui sépare l’intérieur du côlon des capillaires sanguins et lymphatiques.

Le sang doit toujours rester aseptique c’est à dire sans germe, alors que l’intestin est un bouillon de culture donc il est indispensable que cette paroi intestinale soit en bon état.

Cette muqueuse est formée d’une seule couche de cellules.

Afin de préserver son intégrité, elle est en continuel renouvellement. Les cellules mortes sont évacuées dans les selles tandis que les multiplications cellulaires se font en 48 heures. Ce sont les cellules qui se renouvellent le plus rapidement de tout le corps.

Cette paroi délicate est un barrage contre les toxines et microbes présents dans l’intestin, dans la mesure où un taux suffisant d’Acides Gras Essentiels, les fameux « oméga » dont toutes les littératures parlent actuellement, (aussi bien médicales que grand public), entrent dans la composition des membranes cellulaires. En effet, leur présence donne une plus grande souplesse aux membranes et augmente leur « étanchéité », facilitant le transit intestinal.

Cette muqueuse est très finement plissée et forme les villosités et microvillosités.

Les cellules intestinales sont soudées les unes aux autres par des structures appelées jonctions serrées. La fermeture des jonctions serrées assure l’intégrité de la muqueuse intestinale.

L’hyperperméabilité intestinale, ou Leaky gut syndrome qu’est-ce que c’est ?
Le passage anormal de grosses particules à travers la paroi de l’intestin.

La fermeture des jonctions serrées (comme nous l’avons vu précédemment) assure l’intégrité de la muqueuse intestinale.

Rien de plus facile que de rompre cette étanchéité. Médicaments, aliments industriels, flore déséquilibrée, régime alimentaire pauvre, en acides gras essentiels (oméga3…), pauvre en fibres… Haro sur la muqueuse !!

L’intestin devient alors une véritable « passoire ».
Il laisse passer un grand nombre de substances éliminées en temps normal : des fragments d’aliments incomplètement dégradés, des toxines bactériennes, voire des parasites ou bactéries «pathologiques», des champignons (tel que candida) qui vont se retrouver dans la circulation sanguine, ce qui entraîne une guerre sans merci et met l’organisme en situation d’inflammation chronique.

LLinflammation de la muqueuse intestinale, retentissant sur tout l’organisme.

Cependant lors de nos mauvaises habitudes alimentaires, on observe une carence d’apport en Acides Gras Essentiels,(oméga 3, 6, 9) ainsi que des inflammations et irritations de la paroi intestinale surtout dues à la stagnation de matières.

Celles-ci se dessèchent et provoquent localement le dessèchement et l’épaississement de la couche de mucus qui tapisse la paroi du côlon. Dans un deuxième temps, on peut observer la diminution voire la disparition du mucus. Ces zones fragilisées peuvent s’ulcérer ou saigner et provoquer des douleurs.

Le sang doit toujours rester aseptique c’est à dire sans germe, alors que l’intestin est un bouillon de culture donc il est indispensable que cette paroi intestinale soit en bon état. Dans le cas contraire, toxines et microbes passent par les brèches de la paroi devenue poreuse.

Ensuite ils empruntent deux voies :

  • La voie sanguine qui les amène au foie par la veine porte, qui va les filtrer, les détruire et les éliminer,
  • La voie lymphatique, où ces toxines et microbes traversent des ganglions lymphatiques, puis des canaux lymphatiques, avant de se déverser dans la circulation sanguine.

Une invasion ponctuelle et limitée des microbes et toxines sera rapidement jugulée et maîtrisée par ces barrages à franchir que sont le foie et les ganglions lymphatiques.

Mais en cas d’agressions chroniques (tel que constipation), le débordement permanent de toxines épuise les défenses naturelles.

L’irrigation du côlon réduit le nombre de toxines et toxiques épurées par le foie, et, ainsi facilite son travail par ailleurs.

Le microbiote (anciennement appelée et encore un peu !! la flore microbienne intestinale) joue un rôle fondamental dans la santé humaine et pourtant cet écosystème extraordinairement dense reste peu connu.

La notion d’équilibre domine tout le fonctionnement de cet écosystème, comme c’est la règle dans tout écosystème qui se respecte. La flore bactérienne est indispensable au bon fonctionnement du tube digestif, tant au niveau de sa qualité que de sa quantité.

In utero, l’intestin du fœtus est stérile. A la naissance, il est rapidement colonisé par une communauté microbienne provenant de la mère et de l’environnement.

On distingue la flore résidente et la flore de passage.

La flore résidente ou flore saprophyte (contraire de pathogène), c’est-à-dire ne présentant pas de danger pour l’organisme, est constituée de bactéries qui vivent normalement dans l’organisme est présente à l’état physiologique dans l’intestin. Elle se subdivise en flore dominante, constituée de 10 à 20 espèces microbiennes et en flore sous-dominante constituée de bactéries dont certaines peuvent être pathogènes lorsque des conditions particulières permettent leur multiplication.

La flore de passage, comme son nom l’indique, ne s’implante pas dans le tube digestif.

Cependant, en cas de rupture de l’équilibre biologique entre les germes et l’hôte, et tout particulièrement lorsque les défenses de l’organisme sont diminuées, ces bactéries sont susceptibles de devenir pathogènes (dangereuses).

Rôle physiologique de la flore intestinale

Les bactéries intestinales ont un énorme potentiel enzymatique qui a de nombreuses incidences sur la physiologie de l’individu.

Elles interviennent sur :

  • Le transit intestinal (péristaltisme)
  • La synthèse des vitamines B (B12) et K
  • Les sécrétions d’acides biliaires, cholestérol, hormones, urée
  • La dégradation des nutriments (glucides, lipides, protides)
  • L’équilibre acido-basique (variation du pH)
  • La défense anti-infectieuse (effet immunitaire et effet barrière).

Le microbiote assure la maturation du système immunitaire intestinal (Plaque de Payer). Les cellules immunitaires stimulées au niveau de la muqueuse intestinale peuvent migrer par exemple au niveau bronchique et synthétiser des anticorps en cas de besoin.

Ainsi un microbiote sain et normal conditionne l’ensemble du système immunitaire de défense.

Les bactéries du tube digestif sont capables d’un véritable effet barrière vis-à-vis des germes étrangers toxiques.

  • Effet drastique : avec élimination rapide du germe étranger,
  • Effet permissif : en tolérant une implantation limitée (porteur sain).

Ainsi, la bactérie réprimée est incapable de manifester un pouvoir toxique, tout en étant présente dans l’intestin.

Lorsque l’écosystème bactérien est équilibré, toute souche bactérienne ou virale ne peut s’implanter sans la « permission » de cet écosystème. Toute souche nocive est ainsi écartée.

Rupture de l’équilibre de l’écosystème intestinal

Si les souches responsables de l’équilibre (bactéries à effet barrière) sont éliminées, en quelques heures, les souches nocives prolifèrent et peuvent fabriquer des toxines.

Les facteurs de rupture de l’équilibre peuvent être :

  • Liés au terrain :
    • Déficit immunitaire (maladie auto immune)
    • Mauvaise alimentation (ou malnutrition). On a démontré qu’un régime riche en graisse saturées, trop riche en sucres « dits rapides », jus de fruits en bouteilles (même bio trop de sucre pas de fibres) «industriels», aliments préparés de façon Industriels et pauvre en fibres faisait partie des facteurs de la survenue du cancer du côlon.
    • Maladies inflammatoires intestinales (maladie de Crohn, recto colite hémorragique, MICI)
    • Infections virales
    • Fistules, sténose (occlusion intestinale, intestins rétrécis)
  • Exogènes :
    • Chargement rapide d’alimentation
    • Variation brutale d’environnement
    • Stress
    • Thérapeutiques diminuant la résistance de l’individu ou déterminant des altérations du tube digestif (corticoïdes, anti-inflammatoires).

En particulier, les antibiotiques peuvent entraîner une rupture de l’écosystème :

  • Par destruction des bactéries à effet barrière
  • Par sélection de souches résistances à l’antibiotique (modification de la flore).

Le docteur Georges MOUTON décrit dans son livre .
« L’avènement de la biologie moléculaire et son application à l’écosystème intestinal nous permettrons bientôt de démontrer de manière encore plus éclatante l’inacceptable impact des antibiotiques sur la microflore intestinale humaine. C’est déjà le cas chez la souris. Il est grand temps de se pencher sur le problème car le largage de quantités colossales d’antibiotiques dans les eaux usées des hôpitaux et des habitations privées exerce déjà une pression de sélection sur les bactéries. »

« La multi résistance aux antibiotiques est devenue un problème majeur de santé publiques ».

Nous sommes convaincus de la nécessité d’avoir une flore intestinale performante, et en bon état de fonctionnement.